Inauguration des sacristies de la Chapelle royale
Inauguration : grâce au mécénat de la Société des Amis de Versailles, les sacristies de la Chapelle royale ont pu être restaurées
Le mercredi 9 septembre, les Amis de Versailles ont réuni leurs membres au Grand Trianon pour une soirée exceptionnelle autour de l’exposition Jardins des Lumières, 1750-1800.
À l’heure où le soleil commençait à décliner, les invités ont été accueillis sous le péristyle du Grand Trianon autour d’une citronnade et de quelques rafraîchissements. La douceur de la fin de journée, les façades du palais baignées par la lumière du soir et la perspective sur les jardins offraient un cadre particulièrement agréable pour se retrouver et échanger avant de partir à la découverte de l’exposition.

Pour accompagner les visiteurs dans leur découverte, plusieurs Jeunes Amis de Versailles ont assuré des médiations culturelles dans l’exposition. Cette participation est l’aboutissement d’un important travail de préparation. En amont de la soirée, ils ont effectué leurs recherches, rédigé leurs textes, construit leurs interventions puis répété leurs médiations, avec l’accompagnement et les conseils des conservateurs du château et de la Société. Le soir venu, ils ont ainsi pu transmettre aux membres le fruit de leur travail et proposer différents regards sur les œuvres et les thèmes abordés par l’exposition.
Cette soirée témoigne aussi de la complémentarité des différentes forces qui font vivre les Amis de Versailles. L’équipe permanente assure la préparation et la coordination des événements, les Jeunes Amis contribuent à leur animation et à la médiation, tandis que les bénévoles jouent un rôle essentiel dans leur organisation. Accueil, filtrage, orientation des visiteurs et accompagnement des participants : autant de missions discrètes mais indispensables au bon déroulement de ces rendez-vous.
C’est cette mobilisation collective, mêlant expérience, engagement et enthousiasme, qui permet aux Amis de Versailles de proposer à leurs membres des moments privilégiés dans des lieux habituellement fermés ou accessibles dans des conditions particulières. Elle crée également de véritables occasions de transmission entre les générations, chacun apportant ses compétences et son énergie à un projet commun.


Cette soirée était organisée à l’occasion de l’exposition Jardins des Lumières, 1750-1800, présentée au Grand Trianon sous le commissariat d’Élisabeth Maisonnier, conservateur en chef du patrimoine au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Réunissant près de 160 œuvres, l’exposition explore la naissance et le développement du jardin paysager au XVIIIe siècle.
À cette époque, une nouvelle conception du jardin se développe progressivement, notamment sous l’influence du « landscape garden » anglais. Aux tracés géométriques du jardin à la française succèdent des compositions plus irrégulières, ponctuées de cours d’eau, de reliefs, de grottes et de fabriques. Le jardin devient un paysage à parcourir, pensé pour susciter la surprise, la contemplation et l’imaginaire.
Peintures, dessins, maquettes, mobilier et costumes témoignent de cette nouvelle manière de concevoir et de vivre le jardin. Les références à l’Antiquité, à l’Orient et aux cultures lointaines nourrissent notamment la création de fabriques et de décors qui transforment ces espaces en véritables mondes en miniature.
Le domaine de Trianon constitue lui-même un témoignage exceptionnel de cette évolution. Là où le Grand Trianon reste encore aujourd’hui une incarnation du jardin à la française, Marie-Antoinette fait aménager, à partir de 1774, autour du Petit Trianon un jardin paysager confié à Richard Mique et au jardinier Antoine Richard. Le Belvédère, le Temple de l’Amour et le Hameau de la Reine viennent progressivement composer cet univers où la promenade, la nature, les fêtes et les divertissements occupent une place centrale.
L’exposition invite ainsi naturellement à poursuivre la découverte au-delà du Grand Trianon et à retrouver, dans les jardins de Trianon, certains des paysages et des imaginaires évoqués dans son parcours.

Cette acquisition vient enrichir les collections du château de Versailles grâce au legs de Mme Françoise Lambert, dont la générosité a permis de transmettre au château ce remarquable ensemble issu de sa propre collection. Par ce geste, elle contribue à la préservation et à la transmission d’un nouvel exemple du savoir-faire exceptionnel des artisans du siècle des Lumières.

La Société des Amis de Versailles tient à rendre hommage à sa générosité et à la remercier pour cette précieuse contribution à l’enrichissement des collections du château. Grâce à cette transmission, ces œuvres peuvent désormais être conservées, étudiées et présentées au public.
Crédits photographiques : © SAV / Thomas Bellanger