Acquisition de deux carnets de dessins et croquis
Grâce au mécénat de MM. Olivier Obst et Frank Troncoso, la Société des Amis de Versailles a récemment offert au Château deux carnets de dessins et croquis, réalisés vers 1698 par les ducs d’Anjou...
À l’occasion de la soirée du 9 février 2022, nous vous présentons huit mécénats de la Société des Amis de Versailles au Petit Trianon.
Réalisés par le costumier Gaston Courtois vers 1837, six habits de livrée ont été acquis par la Société des Amis de Versailles en 2000 et trois d’entre eux sont présentés dans la salle des costumes située au premier palier de l’escalier d’honneur.
Ces habits portent le cachet de la maison civile de la Maison de Ferdinand-Philippe-Louis, duc d’Orléans (1810-1842), fils aîné de Louis-Philippe et de Marie-Amélie, héritier du trône. Les boutons portent également le chiffre du prince royal, « FPO » couronné.
Notice de Jérémie Benoit
Il n’est pas impossible que l’ensemble […] ait été utilisé à Trianon, le petit château de Marie-Antoinette ayant en effet été donné au prince dès 1836 pour son usage personnel et celui de son épouse, Hélène-Louise de Mecklembourg-Schwerin (1814-1858).
Le château de Versailles a préempté ces encoignures en 2015 grâce à la générosité de Monsieur de Royère par l’intermédiaire de la Société des Amis de Versailles. Elles sont exposées dans la petite salle à manger de l’étage noble.
Cette paire provient du Garde Meuble de la reine Marie-Antoinette pour le Petit Trianon et fut réalisée par Jean-Henri Riesener, ébéniste ordinaire du Roi, entre les années 1775 et 1785.
Les encoignures en acajou et placage d’acajou, comprennent un plateau de marbre blanc et des ornementations, ainsi que des entrées de serrure et athéniennes en argent doré.
En 2003 grâce à la générosité de Monsieur de Royère, la Société des Amis de Versailles a pu offrir au Château de cette commode réalisée en 1774 par Daniel Deloose. Ce meuble est présenté dans la garde robe de l’étage noble.
Riesener […] livra cette petite commode Transition « pour le service du Nouveau Pavillon de Trianon » le 16 juillet 1774. […] La commande ne précise pas la destination du meuble au château de Trianon mais on peut supposer qu’elle fut affectée au service de la reine, pour sa garde-robe. On observe effectivement une belle exécution en placage de satiné comme l’existence à l’origine de portants sur les côtés selon la description du journal du Garde-meuble.
Notice de Pierre-Xavier Hans
Ce meuble fut le premier livré à Trianon à partir de la mort de Louis XV. En juin 1774, Louis XVI offrit le château à Marie-Antoinette et, dès juillet, le Garde-meuble livrait cette commode pour le service de la Reine. C’est seulement à l’été 1776 que le mobilier de la chambre de la reine sera réparé et doté d’un nouveau décor textile. La reine remeublera ensuite petit à petit son château de Trianon.
En 1999, la Société des Amis de Versailles a acquis deux terrines réalisées vers 1785 qui sont présentées dans la pièce d’argenterie avec d’autres objets de porcelaine.
Ces deux terrines à lait, deuxième grandeur, en porcelaine dure de Paris font très certainement partie du service à laitage destiné à la laiterie « de propreté » de la reine, c’est-à-dire la laiterie d’agrément au Hameau du Petit Trianon. La reine et sa compagnie y consommaient les produits de la ferme.
Notice de Pierre-Xavier Hans
Ces terrines ont été exécutées par la Manufacture dite de la Reine installée rue Thiroux, à la Chaussée d’Antin à Paris. Elles en portent la marque : le « A » couronné, en rouge, première lettre du nom de la Reine. Cette manufacture fut fondée en 1776 et la reine avait accordé sa protection début 1778.
C’est Richard Mique, l’architecte de la reine, qui avait ordonné la commande du service de la laiterie de Trianon, que l’on connaît par une copie de l’extrait de la livraison le 28 novembre 1786 : « Fourny pour le hameau du Petit Trianon par la manufacture de porcelaines de la Reine, par ordre de Monsieur Miques ».
Notice de Pierre-Xavier Hans
Sur les 78 pièces du service, on compte 48 terrines à lait décorées, de trois grandeurs. On ne connaît de nos jours que trois autres terrines à lait de même forme et de même décor […].
Ces deux jattes à lait circulaires creuses au bord muni d’un déversoir possèdent un décor de semis de pensées, de bouquet dans un médaillon, une riche bordure de barbeaux avec de petites guirlandes or […]. On retrouve bien le goût champêtre très raffiné de Marie-Antoinette à Trianon.
Acquise en 2004 par la Société des Amis de Versailles, cette tasse à glace en porcelaine fut réalisée par la Manufacture royale de Sèvres en 1788 pour la Comtesse d’Artois, épouse du futur Charles X. Elle porte les marques « LL » entrelacés (avec la lettre-date ll pour 1788) et « Sc » (pour Sophie Binet, née Chanou, peintre de fleurs). La tasse est exposée dans la pièce d’argenterie.
Le décor associe sur un fond blanc un bouquet en médaillon et un semis de petits bleuets entre deux rangs de perles pourpres.
Notice de C. W.
Par sa composition, ce service semble bien compléter celui que sa sœur la comtesse de Provence, épouse du futur Louis XVIII, avait acheté en 1781, ce qui pourrait témoigner du mode de vie des belles-sœurs de Marie-Antoinette, qui organisaient fréquemment des repas en commun.
Le 4 décembre 2021, la Société des Amis de Versailles s’est engagée à financer, grâce au legs de Madame Monique Genneret, l’acquisition de huit assiettes à potage du service « attributs et groseilles » du Roi Louis XV, préemptées par le château de Versailles. Les assiettes sont exposées dans la pièce d’argenterie avec les autres porcelaine.
Pour en savoir plus sur ce mécénat, vous pouvez consulter notre article à ce sujet :
Cette bassine a été acquise en 2004 par la Société des Amis de Versailles et est présentée dans le réchauffoir au rez-de-chaussée avec d’autres ustensiles de cuisine.
Cette grande bassine destinée aux confitures date du règne de Louis XVIII, dont elle porte la marque du double L couronné à la fois sur le plat et sur le couvercle.
La Société des Amis de Versailles a acquis en 2002 cet ensemble de cuisine en cuivre comprenant 2 casseroles et 4 couvercles à manches en acier, provenant de Trianon sous le règne de Louis-Philippe comme le suggère le chiffre « L.P. » couronné frappé sur chacun des ustensiles. L’ensemble est exposé dans le réchauffoir avec d’autres ustensiles de cuisine.
À partir de 1838, en vue de surveiller les travaux d’aménagement du musée de l’Histoire de France au château de Versailles, le roi Louis-Philippe s’installa à Trianon. Il offrit le petit château à son fils le duc d’Orléans, tandis que lui-même prenait possession du grand palais de Louis XIV avec sa famille. Il effectua quelques transformations […], compléta le mobilier napoléonien existant et commanda le matériel nécessaire au bon fonctionnement du service.
Notice de Jérémie Benoit
En 1845, il fit aménager une nouvelle chambre pour sa fille, Louise-Marie d’Orléans, qui avait épousé le roi des Belges Léopold Ier en 1832. Il est probable que les ustensiles de cuisine […] datés de 1845, aient été précisément commandés pour le service de la nouvelle reine.