Une soirée privée pour l’exposition Horace Vernet !

Le jeudi 23 novembre 2023, les membres Sociétaires et Bienfaiteurs de la Société des Amis de Versailles ont participé à une soirée privée, dédiée à l’exposition consacrée à Horace Vernet au château de Versailles, dans les salles « d’Afrique et de Crimée ». À cette occasion, les Jeunes Ambassadeurs ont animé une médiation culturelle autour de quelques oeuvres emblématiques de l’exposition.

Merci à tous ceux qui ont accompagné ces visites en partageant leur passion pour Versailles, ainsi qu’aux bénévoles de l’association et aux équipes du Château qui ont contribué au bon déroulement de la soirée !

En savoir plus sur l’exposition sur le site internet du château de Versailles.

Plus de quarante ans après la dernière exposition consacrée à Horace Vernet en France, le château de Versailles rassemble pour la première fois, et jusqu’au 17 mars, plus de 170 œuvres d’Horace Vernet (1789 – 1863). Cette grande rétrospective est une véritable plongée dans le XIXe siècle avec l’un des peintres les plus marquants de son temps.

(Re)découvrez les médiations

Le parcours de visite

Il a été composé de neuf médiations assurées par des Jeunes Ambassadeurs de la Société des Amis de Versailles. Les médiations ont porté sur les étapes importantes de la vie d’Horace Vernet et sur les œuvres majeures de sa carrière artistique.

Les Jeunes Ambassadeurs

Le groupe, créé en 2019 rassemble les membres de l’association âgés de 18 à 30 ans. Actuellement ils sont 251. Les Jeunes Ambassadeurs bénéficient d’un programme d’activités supplémentaire à celui des autres membres de l’association (visites, rencontres, spectacles …) et ont des possibilités d’engagement bénévole pour aider à animer, faire connaître et développer l’association.

La médiateurs

Merci à Frédéric Lacaille, conservateur en chef en charge des peintures du XIXe siècle et des Galeries Historiques du château de Versailles, pour ses conseils et relectures dans l’élaboration de ces médiations. Merci à Louis-Baptiste Moreau et à Adriana Peytral pour la coordination de ces médiations ainsi qu’aux 24 médiateurs qui ont contribué à cette soirée !


L’atelier du peintre, vers 1822, huile sur toile

L’atelier du peintre

Le tableau, bien plus qu’une simple représentation artistique, semble être un manifeste politique. Malgré l’apparente banalité de la scène qui montre le maître entouré de ses élèves, le tableau est surtout remarquable par la diversité des histoires qu’il expose au spectateur.


Les campagnes napoléoniennes

Les trois œuvres ont été réalisées entre 1816 et 1819. Âgé de 20 ans en 1809 lors de l’apogée de l’Empire, Horace Vernet fut très marqué par l’épopée napoléonienne et au début de la Restauration, son atelier sert de lieu de rencontre d’artistes et de vétérans bonapartistes.


La chasse au lion, 1833, huile sur toile

La chasse au Lion

La Chasse au lion, également connue sous le nom de La chasse dans le désert, est présentée pour la première fois au public au salon de Paris de 1836.

Le peintre Alexandre Nicolas Barbier, déclare à son sujet : “Tableau fringant, pétillant, coquet, trop coquet ! Hommes, chevaux et lions sont parés pour l’amphithéâtre on dirait qu’ils sortent d’une boîte. »


Le Siège de Tanger, 1848, huile sur toile

Le Siège de Tanger

La Prise de Tanger est une huile sur toile commencée par Horace Vernet en 1848. Même si l’œuvre n’a jamais quitté les collections de Versailles, c’est la première fois qu’elle est déroulée, exposée et présentée au public.

Horace Vernet a interrompu son travail en février 1848 au moment de la révolution, ce qui nous laisse aujourd’hui la possibilité de voir et de comprendre la construction de son œuvre. .


Le Siège de Constantine

Horace Vernet, dans une lettre adressée à sa femme, montre une attitude critique vis à vis la destruction systématique de Constantine et remet en question les objectifs officiels de la mission militaire. Alors que la tradition veut que le héros soit généralement représenté au centre du tableau, les personnages présentés ici ne sont pas des héros, mais plutôt une armée tout entière qui semble mener le peuple vers une victoire.


La Prise de la Smalah d’Abd-el-Kader à Taguin, 1844, huile sur toile

La Prise de la Smalah

Ce tableau, l’un des plus grands jamais réalisés (5 x 21 m), est une composition où Horace Vernet réussit à éviter la frise tout en sachant rythmer une mise en scène. L’ordre de l’armée française s’oppose au tumulte de la Smalah. Grâce à son format panoramique, le spectateur est en immersion dans les combats représentés.


Le Pape Pie VIII porté à la Basilique Saint-Pierre, 1830, huile sur toile

Pape Pie VIII et le séjour italien d’Horace Vernet

Cette toile est l’une des premières réalisées par le peintre en tant que directeur nouvellement nommé de l’Académie française de Rome, La Villa Médicis. Cette œuvre ambitieuse représente une cérémonie emblématique de la Ville éternelle, le couronnement du Souverain pontife.


Horace Vernet, peintre (1789-1863), de Alexis Witkofsky, 1863, huile sur toile

Horace Vernet et son héritage

A travers les œuvres représentant Le Siège de Tanger, Le Siège de Constantine, La Prise de la Smalah ou encore de La chasse au lion, l’art de Vernet est fondamental pour le développement de l’orientalisme en France.
Accompagnant l’armée française sur les champs de bataille comme chroniqueur officiel ou voyageant seul, il se rend en Algérie, en Syrie, en Palestine, en Turquie et en Russie. Faisant preuve d’une grande curiosité, voyageur infatigable, parfois chargé de missions diplomatiques auprès du pape ou du tsar, Vernet est surtout à la recherche d’une vérité toujours plus aiguë.

Horace Vernet a été choisi pour bénéficier d’une exposition rétrospective de son œuvre dans le cadre du Salon de 1855, qui s’est tenu au cours de la première exposition universelle de Paris. Seuls deux autres artistes nationaux ont eu le même honneur : Ingres et Delacroix. Cela montre l’importance d’Horace Vernet pour l’école française du XIXe siècle et son rayonnement international.


Retour en images sur cette superbe soirée !

Photos : © Société des Amis de Versailles

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